Infos !! Diesel: 23-26 Roubles soit: CHF 0.73 – Visas : CHF 250.–/pers. pour 6mois multiples entrées fait en Suisse, pas d’assurance exigée, carte de crédit sans problème, bivouac très facile.
Depuis le passage de la frontière, nos premiers tours de roues en Russie, en direction de St. Petersbourg, se feront sur des routes très fatiguées (expression africaine). Mais à l’approche de la ville les conditions s’améliorent considérablement.
Pour visiter trop brièvement cette Venise du nord qui est aussi la capitale impériale, on restera 2 jours installé dans un ancien stade de la ville (N59°54.137 E030°16.174) que l’on partagera avec une quinzaine de cc qui se déplacent en voyage organisé. ll faudrait des semaines pour découvrir toutes les richesses de cette ville agréable, très verte avec ses nombreux parcs et jardins. Les stations de métro sont d’une propreté à faire rougir les Parisiens. Petite difficulté, les destinations sont écrite en cyrillique et ne sont pas toujours facile à mémoriser. Le coût de la vie en ville est équivalent à l’Europe. Le luxe aussi: il est rare d’apercevoir une bonne vielle Lada entre les Cayenne et autres voitures de luxe. En ce moment de l’année, au mois de juin, Saint-Pétersbourg, vit les nuits blanches. La luminosité faiblit vers une heure du matin, pour reprendre vie deux heures plus tard. C’est une sensation étonnante.
Moscou n’est qu’à 700 km. Sur une route surchargée, encombrée par un nombre invraisemblable de poids lourds qui circulent les uns derrière les autres on connaitra des bouchons interminables. Moscou est dépassé par le trafic. Dans cette ville de 12 mio d’habitants (presque deux fois la population de la Suisse), il nous faudra beaucoup de patience pour atteindre le Kremlin et la place Rouge que Valérie, mon guide qui n’a pas les cheveux blonds, avait à cœur de me montrer ces incontournables qu’elle a connue professionnellement. C’est mythique.
Encore une fois, plusieurs semaines seraient insuffisantes pour visiter Moscou, mais notre chemin passait par là et notre priorité est de consommer les 6000 kms qu’ils nous restent pour atteindre la Mongolie.
Au fil des kms, l’état des routes passent du difficile, déformés, voir défoncés par les poids lourds, (estomac fragile s’abstenir) à très bonne qualité qui permet de rouler à une vitesse agréable.
Avant de franchir la chaîne de l’Oural, on traverse d’immenses plaines avec des surfaces de céréales à perte de vue. Une partie de l’Oural, c’est sous la pluie, dans une grisaille accrochée à la cime des arbres, que nous avons dégusté les longues files d’attentes sur des routes encore surchargées bloquées par les travaux d’entretien.
On arrive à Omsk avec un décalage horaire de 5 heures (en plus). Tristement connu par l’histoire du bagne sibérien avec le bagnard le plus célèbre Dostoïevski emprisonné durant 4 ans. C’est le début de la Sibérie occidentale. La température passe de -20° en hiver à +20° en juin. Dans cette région déjà très marécageuse, il pleut violemment toutes les nuits. Difficile de sortir de la route pour les bivouacs, c’est souvent dans le fond des parkings de poids lourds que nous trouvons notre petit paradis pour y passer la nuit. Les paysages deviennent longs et monotones. Cela nous rappelle un peu la transcanadienne. De plus, durant ce dimanche un peu lassant, ce fut la journée des contrôles et du radar. On se fera arrêté pour un sois disant dépassement de vitesse de 27Kmh avec photos en couleur! Sans suite après ma demande avec insistance au policier de son matricule . Flics corrompus ! Pas de chance avec nous. Ce seront les seuls contrôles de Police durant la traversée de la Russie. On arrive au centre de la Sibérie à Irkoutsk (+7h). Situé à 5’200 km de Moscou, cette ville a beaucoup de charme avec encore de vielles maisons en rondins décorées de dentelle de bois. Beaucoup d’espace vert, sur les rives de l’Angara on peut voir le monument Youri Gagarine sur le boulevard du même nom. La demande de nos visas pour la Mongolie nous demandera 2 jours d’attentes. On en profitera pour passer nos nuits à Listvianka sur les bord du lac Baïkal. Le lac Baïkal est une merveille de la nature. L’eau est d’une transparence extraordinaire on peut y voir comme à travers l’air – écrivait Tchekhov dans une lettre à sa famille. C’est le plus grand réservoir d’eau douce de la planète. Selon certaines études, il pourrait alimenter la population mondiale pendant 40 ans. L’hiver, 1.5 m de glace recouvre le lac ce qui permet de le traverser en voiture. Nous sommes fin juin, malgré un soleil bien présent il ne fait que 12°. Les Russes sont en bikini et les Suisses en pull et grosses chaussettes…..
Dans nos voyages, la nourriture locale fait également partie des découvertes. Voici l’exemple d’un repas typique dans un café de routiers:
la traditionnelle soupe Borchtch accompagné de pain noir, les brochettes «Chachlik» , avec une salade de choux, en dessert les petits pain d’épice « Prianiki » le tout arrosé d’un Kvas (jus de pain rassis) ou du Képhir. Sur la route on soulignera le fairplay des routiers contrairement aux automobilistes trop souvent inconscients.
Pour le ravitaillement, on trouve de tout dans les galeries d’alimentation à l’exception de la viande rouge. Valérie constatera que les fruits et légumes sont vendu au prix Suisse.
Avec nos visa mongoles en poche, on quitte Irkoutsk définitivement pour la Bouriatie. Une région montagneuse située entre le lac Baïkal et la Mongolie avec Oulan-Oudé pour capitale. Dans les steppes le climat est doux et les 150 jours d’été suffisent à produire le blé, le seigle, l’avoine du sarrasin, betterave et de cassis. En bord de route, de l’excellent poisson fumé est vendu par de charmantes dames pour quelques roubles (CHF 1.50). De cette région on gardera de bons souvenirs de nos bivouacs sur les rives du Sélinga, puis dans une nature plus sauvage sur les galets du lac Baïkal coté Est. La frontière de la Mongolie s’approche. On traverse une zone militaire russe avec un contrôle d’identité/visa. Comme d’habitude on ne comprend rien! Donc circulé…
A Kyakhta dernière localité russe, on fera un ravitaillement avec un plein de GO à raz bord (50% de moins du prix Mongole). De plus, d’après des informations, il y aurait une pénurie de gasoil dans le pays. On passera la nuit à 500m de la frontière.
Info frontière !
Comme prévu on mettra 5 heures pour passer la douane russe/Mongolienne. File d’attente 4 heures – 1 h de formalité avec fiche d’immigration en anglais, non pas en cyrillique et un personnel très serviable. Prix du sanitaire, c.a.d passage dans un bassin de décontamination, 50 roubles CHF 1.50.- puis à la sortie, dernier check mongole, une taxe de 10’000 tögrög MNT (CHF 6.65.) Pourquoi???
