La Mongolie juillet 2011

Infos !! Diesel de 1780 à 1980 MNT (CHF 1.23) carte de crédit pas acceptée, Visas obtenu à Irkoutz/Russie, taxe entrée et sortie 2x 10’000 MNT (CHF6.90) pas d’assurance exigée, péages: 500 à 1000MNT (CHF 0.70) eau potable dans les villages « Maison d’Eau » 100 MNT (CHF 0.06) pour 100 litres, Internet Oulan Bator wifi-resto gratuit autres villes difficiles à trouver.

Après avoir changé €200 .– pour un demi million de tögrög MNT à la banque de Altanbulag, on reprend la route dans ce pays, grand comme trois fois la France, pour être rapidement fasciné par les grands espaces. Dans la steppe les premières yourtes (gers) apparaissent. Sous le ciel bleu, la route est correcte et bitumée jusqu’à Oulan Bator. Pour l’instant, selon l’info, le problème de fuel n’est pas perceptible. Par curiosité, à deux reprises nous avons complété notre réservoir sans le moindre problème.
Oulan-Bator «La capitale la plus moche du monde» voilà ce qu’on peut lire dans certains guide. Cette ville n’est vraiment pas reluisante lorsque qu’on arrive par le nord. Les longs chantiers poussiéreux, avant de traverser l’énorme zone industrielle, qui ressemble à un bombardement, n’arrangent rien, surtout que la déviation de l’artère principale passe par les bidons ville.
Par contre, le centre ne mérite pas cette critique. Le cœur de la ville, ou circulent toutes les voitures de luxes de la terre, est propre avec des constructions ressentes, de grands magasins, restaurants, etc.. C’est dans ce secteur qu’un parking est recommandé à tous les bourlingueurs motorisés. (N47°54.718 E106°54.361 – Parking gardé, 1’500 MNT/nuit, pas de sanitaire, pas d’eau ni d’électricité, à proximité magasins, restos avec WIFI et laundry) Malgré une météo qui se dégrade, nous y resterons 3 jours.
Dans une circulation toujours aussi désorganisée, on quitte la capitale pour prendre la direction de l’Ouest . Rapidement l’horizon s’assombrit pour faire place à la pluie. Tout n’est que grisaille avec un sol détrempé, inondé. En fin de journée, on s’engage sur une ancienne route pour le bivouac. La nuit tombe, la pluie aussi. Ce soir à tablé devant nos sushi c’est un peu le blues …
Avec le retour du beau temps, on fera le détour jusqu’à Tsetserleg pour le rocher de Taikhar recouvert d’inscriptions dont les plus anciennes remontent à l’âge de pierre. Sur le chemin, à Kharkhorin qui fut la capitale de la Mongolie, ville construite en 1220 par Chinggis Khaan, on visitera le monastère Erdene Zuu Khiid, un chef d’œuvre qui fut pratiquement rasé par les Soviétiques dans les années 1930.
Sur la route, qui devient piste sur 1500 kms depuis Arvayheer, on passera par toutes les météos. Même inondées, les pistes sont pour l’instant convenables dans la majeur partie. Au niveau du fuel, il n’y a aucun soucis de ravitaillement, les nombreuses stations d’essence sont alimentées et vendent au prix affichés sans majoration.  En ce qui concerne les bivouacs, c’est très agréable, il suffit de repérer un endroit sympa pour y passer de paisibles nuits. Le camping est possible partout, puisque la terre n’est pas une propriété privée en Mongolie.
Dans la région de Bayankhongor la rivière (Baydrag) oblige un joli passage à gué sur une quarantaine de mètres, sans risque avec un fond solide, ce qui permet également aux camions citernes de la traversée. Dans cette région désertique, la piste s’améliore et devient presque agréable sur certains tronçons jusqu’à’ Altaï. Puis vient la galère de la tôle ondulée sur une centaine de kms.
A Darvi, surprise ! Dans ce petit village, deux Toyota viennent d’arriver, l’un immatriculé en Valais, l’autre en Autriche. On prend le temps de sympathiser, d’échanger quelques infos pratiques et chacun reprend sa route.
Dans cette traversée, on est souvent seul, avec un habitant et demi au kilomètre carré, on n’en voit même pas la moité d’un !!
Il fait 32° depuis 5 jours. Les pistes sont de plus en plus poussiéreuses. Seul les chameaux installés sur le passage semblent apprécier.
Arrivé à Khovd, on profite de faire le plein des réservoirs d’eau avec en bonus, la possibilité de relever nos mails dans un cyber N48°00.432 E091°38.472. On pensait s’offrir une pose bien mérité dans les bains publics de la ville N47°59.966 E091°38.585, manque de chance c’est jour férié et les commerces sont fermé.
Sur la piste d’Olgii, on passera 2 jours dans un dans un petit canyon, installé sur les bords d’une rivière avec au menu baignade et lessive. N48°23.294 E091°11.606.
Enfin Olgii, c’est le jour du réapprovisionnement général, avec un bon repas Turc au « Pamukkale » et enfin les bains publics.
La frontière de Tsagaannuur se rapproche. Pour terminer de notre traversée, comme tout le monde, on négligera le tronçon de la nouvelle route impraticable pour reprendre les anciennes pistes plus confortables. C’est une belle aventure de 2’800km dont 1’500km de pistes parfois pénibles, que l’on aura vécu pour traverser ce vaste pays. Aucun problème mécanique, à l’exception d’un pneu déchiré 10 km avant la sortie du pays.

On retiendra de la Mongolie, les paysages, la liberté, les bivouacs, la gentillesse des gens et le climat en cette période de l’année.

Infos aux voyageurs ! Nous avons utilisé pour la première fois Le petit futé, mais plus jamais …..

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